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Le travail des enfants


Le travail des enfants est un phénomène relativement nouveau dans la société algérienne post-indépendance. On se souvient de la campagne lancée par le président Ben Bella au lendemain de l’indépendance contre l’exploitation des enfants en regroupant notamment les enfants cireurs de chaussures pour leur assurer une formation. Dans la campagne, ce phénomène existait de façon traditionnelle et il constituait un mode d’intégration des jeunes excluant toute notion d’exploitation. La scolarisation systématique des enfants l’a réduit en peau de chagrin.

Plusieurs facteurs se sont conjugués ces dernières années pour faire émerger de nouveau le problème du travail des enfants. Il y a d’abord la paupérisation galopante liée à l’ajustement structurel, à la décennie quatre vingt dix où des milliers de personnes ont perdu leurs moyens de subsistance du fait de la violence, à l’exode rural forcé…Il y a aussi le peu de performance du système scolaire responsable d’une déperdition scolaire évaluée à de centaines de milliers d’enfants de niveaux primaire et moyen.

Une législation plus ou moins suffisante :

L’Algérie a ratifié plusieurs conventions internationales sur le travail des enfants :
- Convention 182 portant interdiction des pires formes de travail des enfants, ratifiée le 3 décembre 2000.
- Convention sur le travail de nuit des enfants (industrie), (1962).
- Convention sur l’âge minimum (agriculture), (1962).
- Convention sur le travail forcé (1962).
- Convention (révisée) sur l’âge minimum (travail maritime), (1962).
- Convention sur l’examen médical des adolescents (industrie), (1962).
- Convention sur l’examen des adolescents (travaux non industriels), (1962).
- Convention sur l’âge minimum (1984).

Elle est également signataire de la Déclaration Internationale des Droits de l’Enfant (20 novembre1989), ratifiée par l’Assemblée Nationale populaire le 19/12/1992. Elle a en outre souscrit aux objectifs du Sommet Mondial des Enfants de 1990 et de celui de 2002.

La loi n° 90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail précise que :

- l’âge d’admission à l’emploi doit être supérieur à 16 ans,
- les travaux dangereux, insalubres, nuisibles ou préjudiciables sont interdits pour les mineurs,
- le travail de nuit est interdit aux moins de 19 ans.

Cette législation ne suffit pas car elle est démentie par la réalité. Il faut la compléter par des instruments de contrôle et de sanctions contre les entreprises ou les personnes qui emploient des enfants notamment en détournant les textes relatifs à l’apprentissage des enfants à des fins d’exploitation. Pour ce faire, il convient de réviser et d’adapter la législation nationale en particulier la loi 91-11 dans son article 140, relatif aux relations de travail, et la loi 81-07 dans son article 36, relatif à l’apprentissage.

Notre pays devra en outre interdire les importations provenant d’entreprises étrangères faisant travailler des enfants, ainsi que la commercialisation de leurs produits dans notre pays..............

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